Samedi de mi-juillet, la ville s’est vidée mais le marché tient bon. Les étals sont au sommet de leur forme : abricots du Tarn-et-Garonne à pleine maturité, premiers melons, tomates de pleine terre dans tous les formats, et les courgettes qu’on ne sait plus comment cuisiner à force.
Le conseil de saison vaut pour tout l’été : venir avant 9 heures. Pas pour la foule, il n’y en a guère en juillet, mais pour la chaleur — passé 11 heures, les fruits fragiles souffrent sur les étals comme dans le panier, et les producteurs commencent à remballer ce qui ne tiendra pas.
C’est aussi la période des conserves. Plusieurs maraîchers vendent des cagettes de tomates déclassées à prix réduit pour les coulis ; il suffit de demander, tout le monde ne les affiche pas. Même chose pour les abricots à confiture en fin de matinée.
Les habitués du samedi retrouveront leurs stands au complet, ou presque : quelques producteurs prennent leurs congés en alternance fin juillet et début août, comme chaque année. Le marché, lui, ne ferme jamais.