Elles sont arrivées ce matin, et ça se voyait à la file d’attente. Les premières fraises de plein champ de la saison sont sur les étals, en provenance du Tarn-et-Garonne pour l’essentiel.
Une remarque revient chaque printemps : « il y en a depuis mars au supermarché ». C’est vrai, mais ce ne sont pas les mêmes fruits. Sans serre chauffée ni culture hors-sol, la fraise bio locale attend que le sol et les nuits se réchauffent. Elle arrive plus tard, et elle a du goût — celui qu’on avait un peu oublié entre deux barquettes espagnoles.
Côté prix, comptez un peu plus cher qu’en grande distribution, surtout en début de saison. Le différentiel se réduit vite à partir de la mi-mai, quand les volumes augmentent. Et pour la confiture, demandez les fruits déclassés en fin de marché : tous les producteurs n’en ont pas, mais ceux qui en ont les vendent à prix doux.