Une pisciculture venue du causse
Parmi les stands du samedi au marché bio du Capitole, celui de Xavier et Sophie Lecussan vient de loin : ils élèvent leurs poissons à Nant, juste sous le causse du Larzac, en Aveyron. Leurs bassins sont alimentés par la source du Durzon, une rivière aveyronnaise restée propre, ce qui compte quand on élève du poisson.
La SARL Bio Truite Larzac travaille trois espèces. La truite arc-en-ciel, la plus courante, qui peut dépasser les 3 kg chez eux. La truite fario, réputée plus fine en goût mais nettement plus capricieuse à élever. Et le saumon de fontaine, venu du Canada, encore peu répandu sur les étals français et qui ne supporte qu’une eau irréprochable.
À la pisciculture, la reproduction a lieu entre septembre et janvier, et les alevins apprennent à se nourrir seuls un ou deux mois après l’éclosion. Leur ration comprend au moins 30 % de céréales bio, le reste venant de farines de poissons pêchés de manière responsable. Pas de traitement médicamenteux en routine, pas de colorant ni d’OGM : le cahier des charges bio s’applique à toutes les étapes de l’élevage.
Ce qu’on trouve sur l’étal
Le stand propose du poisson frais, truite ou saumon de fontaine selon les arrivages, mais aussi des produits transformés à la ferme : rillettes de truite, soupe de truite, truite fumée. Pratique quand on n’a pas prévu de cuisiner un poisson entier le jour même.
C’est le seul stand de poisson du marché du Capitole, où les étals penchent plutôt du côté des légumes et des fromages. La page les producteurs recense les autres habitués des marchés bio toulousains.
La ferme, au lieu-dit Valat d’Arques sur la commune de Nant, reçoit aussi sur place ceux qui passent dans le coin et veulent acheter en direct.