D’où vient le tofu qu’on trouve au marché
Le tofu vendu sous l’enseigne Tofu Soleil vient de Tachoires, un village du Gers d’à peine cent vingt habitants (le siège de la petite entreprise est à Simorre, à quelques kilomètres), à l’ouest de Toulouse. L’entreprise Soleil de la Lix y a monté son atelier en 1991, à une époque où presque personne dans le département ne transformait le soja jaune en tofu.
La méthode n’a pas beaucoup bougé depuis. La production reste modeste, autour de 100 kilos par semaine, travaillée à la main plutôt qu’à la chaîne. Le lait de soja est coagulé au sel nigari, un procédé traditionnel qui donne un tofu plus ferme et un goût plus marqué que celui des tofus fabriqués en grande série.
Frais, fumé, sous vide
Le stand décline le même produit de plusieurs façons : du tofu frais, du tofu sous vide qui se garde plus longtemps, du tofu fumé, et des tofus snack à grignoter tels quels, frais ou sous vide. Les matières premières viennent toutes de la région, chez des fournisseurs installés dans le Gers et les départements voisins. Rester sur une distribution régionale permet de livrer un produit frais et raccourcit les trajets jusqu’au marché.
Le rendez-vous, c’est le samedi matin : Soleil de la Lix fait partie des habitués du marché bio du Capitole, installé entre les maraîchers et les autres stands d’épicerie. La page les producteurs détaille les stands présents, marché par marché.
Une production de cette taille ne fait pas beaucoup de bruit. Elle tient pourtant depuis trente ans, avec la même méthode artisanale, pour un produit qu’on imagine plus volontiers sorti d’une usine que d’un atelier de village gersois.